Il est en effet l’instrument de tous les extrêmes. Pouvant contenir un immeuble de plusieurs étages de la même manière qu’une valise cabine, faire le poids de deux Boing 737 tout comme celui d’un sac de pommes de terre, l’orgue est certes l’un des instruments les plus anciens, sa conception devient aujourd’hui de plus en plus complexe, technique et technologique.

Avant d’aborder le sujet du son, nous allons voir comment, à travers un mécanisme particulier, la mise en parole de chaque tuyau est effectuée.

Principes de fonctionnement élémentaires

Le système de

 

soufflerie

Tout d’abord, il faut savoir que le réservoir présenté ci-dessus est un réservoir dit « à lanterne » ou « à plis parallèles » imaginé au 19° siècle. Il permet, grâce à l’usage de leste, de maintenir à pression constante les sommiers desservis par les portes-vents sortants même à peinte gonflé. Il permet également d’annuler les turbulences causées par le ventilateur. Dans les faits, l’organiste peut jongler entre faibles et fortes demandes en vent sans pertes ou hausses de pression entraînant soit une perte totale de son soit un désaccord momentané pouvant faire « octavier » certains tuyaux. Dès 1850, Aristide Cavaillé-Coll, dont nous reparlerons souvent, met en place un système à pressions multiples sur ses instruments. En effet en variant le lest des réservoirs, on modifie la pression de sortie. Cavaillé-Coll associait généralement une pression par clavier sauf pour ceux dont l’amplitude de la hauteur des tuyaux était trop importante où il associait une pression pour les graves et une autre pour les aigus. Il établit également une règle de facture qui devient alors fondamentale afin d’éviter le plus possible les variations de pression, chacun de ses orgues comporte une surface de réservoirs équivalente à la surface des sommiers. Mais lors la mise en service des ventilateur à moteur électrique, il a fallu répondre à un problème évident : comment réguler l’apport en air du ventilateur afin d’éviter soit un dégonflement excessif des réservoirs soit au contraire leur éclatement ?